Dimanche 4 juin - Route vers Campo

Ce matin après le petit déjeuner, départ vers l'agence de transport pour prendre le bus à destination de Kribi.

Michel nous laisse après l'achat des billets et nous attendons le départ. Il faut que toutes les places disponibles soient vendues, et pour cela, nous attendons encore 20 mn, autant dire « presque rien ».

Ça y est, la route vers Kribi débute par la traversée de Douala et sa banlieue.
Succession de quartiers très pauvres fournis de petites échoppes qui ressemblent à des petits garages. Nous sommes installés tout au fond du mini bus et la grosse gamelle en émail blanc de ma voisine me sert d'accoudoir.

Sortie de Douala, la route est belle et berce suffisamment Nathalie pour qu'elle s'endorme.

Ce n'est pas très grave, le paysage n'a rien d'exceptionnel et cette grande route souvent rectiligne finit par avoir raison de moi et sans même dormir, mes yeux se ferment quelque peu. Deux heures et demi et nous voilà à Kribi, petite ville touristique balnéaire. 5 mn sous le soleil de plomb et Djogo et Jean-Marc arrive avec leur Nissan blanc. Après les présentations, nous allons faire un tour sur la plage. Lézards (jusqu'à 30 cm environ) et petits crabes de plage se disputent le téritoire. Ensuite, un petit tour de voiture dans Kribi et retour vers la plage pour finir dans un petit restaurant coquet. Nous commandons et cela arrive 30 mn après (c'est plutôt rapide nous dit Jean-Marc). Au menu, Encore du Bar, préparation basquaise, très fin.

Après ce déjeuner copieux, nous prenons la piste vers Campo. 75 KM, environ 2H30. Nous faisons une halte aux chutes d'eau de la Lobé. La pluie commence à tomber de pus en plus fort, ce qui nous oblige à faire un nouvel arrêt pour bâcher l'arrière du Pick-up, afin de protéger nos bagages.

Nous arrivons enfin à Campo et commençons par un passage obligatoire : les présentations aux autorités locales. Cela nous met tout de suite dans l'ambiance !

On nous invite à présenter nos passeports, à nous asseoir, et à attendre ! Et oui, j'ai bien dit « attendre ». On ne sait pas bien quoi, mais l'officier supérieur nous tient agréablement la « jactance », tandis qu'un sous-officier s'échappe 10 mn avec nos papiers. Je ne saurai jamais ce qu'il a pu en faire, étant donné qu'il n'y a à disposition qu'une machine à écrire datant des années 80, sans rouleau encreur...

Après, donc, le poste de police, direction le poste militaire. Je n'irai pas plus loin dans la description, ce fut du pareil au même. Ces haltes de courtoisie terminées, le pick-up stoppe près de notre auberge nommée « le Saint Tropez ». Alphonse, un jeune homme de 20 ans à peine, nous est présenté comme étant notre « interlocuteur logistique » pour toute demande ou problème concernant notre séjour à l'auberge. Nos chambres respectives semblent être propres, repeintes récemment en bleu azur, avec un petit recoin « douche-toilettes ». Nous faisons alors une vraie pause avec douche, et oui il y a de l'eau pour notre arrivée. Ce ne sera pas le cas tous les jours, la plupart du temps, la douche se résumera à deux bouteilles d'eau avec un bouchon percé pour limiter le débit. Ensuite repos et déballage jusqu'au soir.

19h15, Jean-Marc nous emmène retrouver Djogo dans un petit resto à 10 m à pied (dans le noir intégral, il n'y a pas d'éclairage public, vous vous en doutiezJ).

Avant de dîner, je découvre ma première Castel ! Une bière légère brassée au Cameroun. Un seul format, 65 cl ! On n'est pas loin des 3 demis, et refuser la deuxième est presque impossible, surtout le premier soir !!! Soudain, une petite bassine circule autour de la table et tout le monde s'y trempe les mains pour ensuite les essuyer sur un petit torchon ??? Nous faisons comme tout le monde et à l'arrivée du plat, un gros maquereau grillé excellent accompagné de bâtons de manioc (pas excellent du tout par contre ce truc là), nous comprenons rapidement que nous avons donc les mains propres pour manger...sans couvert bien sur !
Il n'est que 21h à la fin du repas et Djogo nous propose de l'accompagner dans une fête privée (une 1ere communion) chez le propriétaire d'un autre bar, à Campo Beach à environ 7 km de là.

Nous arrivons sur place, nous sommes chaleureusement accueillis par la famille et attendons une heure que la fête soit déclarée ouverte par nos hôtes.
Nous remangeons une 2ème fois avec bière, vin rouge et ensuite piste de danse obligatoire. Nous faisons la fête jusqu'à minuit dans une ambiance de folie.


LAURENT PERNELLE

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Comments :

  • theroxymusic

    30/11/2006

    hey je ne savais pas que tu avais fait la fête jusqu'à minuit!
    gros bisous!

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