Jeudi 8 juin - les chutes de Mem'vélé

Départ à 7H30, les motos nous attendent. Il y a Fidèle (garde chasse), mon pilote, Pierre (Garde chasse) pilote de Nathalie, et 2 motos taxi pour Christophe et julien. Nous partons et à quelques centaines de mètres nous empruntons déjà un petit sentier quelque peu boisé, avec déjà une petite marre de boue à franchir. Aucun problème pour nos pilotes avertis qui s'en débarrassent aisément. 3 Km plus loin nous retrouvons la large piste tracée par les compagnies forestières et ce, pour presque 40KM.

Sans faire une seule pose, excepté un arrêt forcé pour louer une machette à un villageois, nous arrivons enfin à l'entrée du parc. Nous, les 4 éco touriste du jour, commençons à nous plaindre de l'inconfort des selles des petites motos. Leurs cylindrées ne dépassent pas 125 CM² et les selles doubles places sont de petites tailles. Pour le peu que l'on soit passager d'un costaud (comme moi avec Fidèle), je vous laisse imaginer 45 Km sur 20 cm de selle...

Mais là, même si nous comprenons que les choses sérieuses commencent, nous ne savons pas réellement à quoi nous attendre... Encore 45 Km nous séparent des magnifiques chutes de « Mem'vélé», mais finie, la ballade sur les piste larges de 6m. Nous attaquons la vraie aventure !!!

Des côtes de 500m impossibles à monter à 2 sur la moto. Je ne fais pas un dessin, les pilotes dessus et nous à pied sous une chaleur humide accablante, et pourtant il n'est que 9H30. D'autre part, l'étau de la végétation se resserre de plus en plus, aussi bien en largeur qu'en hauteur et nous commençons à prendre des branchages dans les jambes, accrochant, voire déchirant nos vêtements (je parle plus précisément du pantalon de Nathalie), puis dans le visage, par les arbres et ronciers plongeant (là je parle pour moi qui suis rentré avec une balafre de 5 cm en plein milieu du front.

Très régulièrement d'ailleurs, nous nous arrêtons et Fidèle qui ouvre la route, joue de la machette pour dégager la végétation qui nous empêche de progresser. De temps en temps, Fidèle considère que nous pouvons passer (et d'ailleurs, ça passe) mais l'ébranlement des feuillages nous fait récolter toutes sortes d'insectes dans les cheveux et sur les épaules – Ah oui, j'oubliais, nous n'avons aucune protection, personne n'a de casque ici –. Pour ma part, à chaque passage de ce genre, je me frotte violemment la tête, puis les épaules et ensuite je chasse les bestioles tombées sur Fidèle qui ne peut lâcher son guidon... C'est l'horreur !

Certains pourront penser que j'exagère un peu, mais lorsqu'on voit la taille des fourmis en forêt, ça calme tout de suite, et lorsque qu'elle vous plante ses mandibules en pleine chaire, vous le sentez passer. Parfois il faut descendre de la moto car la route est barrée par un trou béant lié à un affaissement de terre détrempée par les pluies torrentielles.

Nous espérons tous, malgré tous ces désagréments, croiser la route d'éléphants ou même de buffles, mais nous n'en voyons que des traces et empreintes sans oublier leurs frais excréments (ce qui nous laisse à penser que nous les avons ratés de peu).

Nous avons tout de même la chance de voir quelques petits singes s'accrochant avec vivacité dans les arbres et quelques perdrix sauvages qui s'envolent devant notre passage.

Une fois le parc traversé et les 40 km de brousse avalés, nous laissons les motos et nous attaquons sans même faire une pose la marche qui nous emmène vers les chutes d'eau. Après à peine 1km, un guide du secteur nous attend, au bord d'une rivière large d'environ 80 mètres. Nous comprenons rapidement que c'est pour une traversée, mais lorsque nous voyons l'embarcation, une pirogue large de 80 cm pleine d'eau que le guide prend la peine de vider en écopant à l'aide d'une grosse bouteille vide coupé en 2, nous émettons des doutes quant à la possibilité de traverser cette rivière sans se mouiller. Sans le savoir, et plutôt pour nous préserver d'une éventuelle averse, j'avais chargé mon sac a dos de sacs étanches et très rapidement je propose à tous, de mettre les papiers et appareils photos à l'abri dans ces sacs.

Le premier quatuor prend le chemin de la traversée et tout ce passe à merveille même si les visages sont crispés à l'idée éventuelle de tomber à l'eau. Le 2ème passage se passe très bien aussi.

De l'autre cote nous attaquons un vrai chemin de Brousse à pied, qui oblige parfois notre guide à jouer de la machette pour passer ; c'est vous dire la densité de la végétation. Une autre difficulté nous attend, la traversé d'une marre stagnante sur un tronc d'arbre couché en travers. Là encore, certains d'entre nous n'en mènent pas large, mais nous n'avons pas d'autre choix. Une fois encore tout se passe bien. Apres 30 bonnes minutes de marche, le spectacle grandiose s'ouvre à nous, et là, pour ma part, je prends conscience que tout ce que nous avons enduré depuis presque 5 heures, n'est rien à coté de cette beauté de la nature qui coulent devant nos yeux ébahis !!!

Nous nous jetons sur nos appareils photos et caméras et continuons ensuite le sentier pour voir 4 autres chutes, toutes plus belles les unes que les autres.
Au pied de la dernière nous faisons une pose pic nique d'environ une demi-heure, pas plus car la route du retour est très longue, même si le débroussaillage n'est plus à faire.

Nous mettons environ 4 heures pour le retour en évitant de justesse la pluie et nous rentrons très fatigués, plein de griffures et courbatures sans oublier l'état de notre derrière qui ne souhaite plus croiser la selle d'une moto avant bien longtemps !!

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