Lundi 12 juin, deuxième semaine

Les changements d'organisation et de planification, sont enfin terminés, puisque le gouverneur est bien rentré chez lui et que l'évêque doit quitter Ebodjé en fin de matinée aujourd'hui (enfin c'est que nous croyons)...Jean marc, souhaite profiter de la matinée pour que nous passions au bureau de la conservation afin de re-planifier notre travail et faire un premier petit débriefing au sujet des questions que nous aurions peut être à poser à l'ensemble de l'équipe.

Après notre copieux petit déjeuner – ce matin, en plus du café, du pain et de l'omelette quotidienne de Sidonie, j'ai trouvé un petit garçon qui vendait des beignets au sucre, je me suis jeter dessus et lui en ai pris une dizaine – nous partons donc au bureau de la conservation en voiture. Notre petite réunion dure tout au plus 30 mn et ensuite...rien, comme souvent ici. Il est d'usage de prendre, ou perdre son temps ici, lorsque nous, Européens tentons de mettre à profit chaque minute de notre vie.

Après 10 mn, Nathalie file à pied au cercle. Pour ma part, il fait tellement chaud que je décide de rester un peu à l'ombre et d'attendre que Jean Marc me ramène en pick-up. Après 45 mn d'attente (il s'est vu embarqué dans une réunion avec les gens du WWF), je craque et décide à mon tour de prendre la piste du retour à pied. Cela ne représente que 20 mn, mais il fait maintenant une chaleur insoutenable, qui d'ailleurs me causera un « petit coup de chaud » malgré mon chapeau sur la tête.
Entre temps, une coupure générale d'électricité touche toute la ville de Campo et tout de suite je comprends qu'en plus du manque d'air généré par les incontournables ventilateurs, nous n'aurons plus d'eau (les pompes sont électriques tout de même) jusqu'à réparation. Et là, certains bruits courent déjà que cela peut durer plusieurs jours.

Nous ne mangerons pas, d'ailleurs ce midi là, avant notre départ pour Ebodjé, car il est impossible de préparer quoi que se soit, paraît-il. Nous partons enfin pour travailler, et à notre arrivée à Ebodjé, nous croisons immédiatement Olivier (notre deuxième interprète) qui nous annonce...Devinez quoi ? L'évêque a pris du retard et nous ne pourrons donc pas travailler encore aujourd'hui !!! Cela devient pénible, mais lorsque quelque chose dérange ici, il n'est pas d'usage de le dire, mais plutôt d'être fataliste et dire « Ok, nous reviendrons demain ».

C'est parfois très déstabilisant, mais il faut s'y faire, c'est comme cela que ça fonctionne.

Nous faisons tout de même une petite pose sur notre plage préférée, vous savez, celle ou nous pouvons communiquer par texto ou téléphoner. C'est toujours cela de pris. Pour ma part j'en profite pour envoyer des textos à mes proches et mes amis, car le téléphone est hors de prix, et je pense que j'en ai déjà bien usé (c'est SFR qui va être content).

Nous repartons ensuite et faisons un arrêt sur la route à Mbendji dans un petit bar extérieur très sympa ou François y prend un verre. François est un ami de Campo. Décidément, je ne me suis jamais fait autant d'amis en si peu de temps. Comme nous n'avons pas déjeuné, Jean marc achète du pain brioché et du Nutela (Enfin, ça ressemble à du NutelaJ).

Le coup de chaleur m'a quelque peu dérangé les intestins, mais je ne sais résister au chocolat, qui plus est, est une denrée rare ici. Après cette petite pose, il nous reste environ 15 KM à parcourir et là encore nous faisons un petit coucou sur la route à Pauline (une amie de Jean-Marc) qui nous avait déjà précédemment gentiment accueillis pour un déjeuner. Il doit être alors 16H30 et là encore elle insiste pour que nous mangions un petit truc chez elle. Là, c'est trop pour moi, je refuse l'invitation. Mais Nathalie, Jean-Marc et Kosso accepte.

Nous finirons par rentrer vers les 17H15, et là, pas d'eau pour se rafraîchir !
Je récupère 2 bouteilles vides et vais les remplir avec l'eau de la rivière récupérée par Alphonse afin de prendre une petite douche tout de même. Après cela, sonné par mon coup de chaud, je me couche et m'endors 2 heures durant.
Le soir arrivant, nous dînons à la bougie et finissons tout de même la soirée devant le foot car pour la télé, il y a un petit groupe électrogène !?!

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Comments :

  • maurice

    25/03/2010

    très bon texte, j ai vécu 4 ans à Campo 1969/1973 .L embarquement des billes de bois existe -il toujours ?

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